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Allemagne : les entreprises trop influentes dans les écoles

Actualité publiée dans "International" le 03/06/2013

Allemagne : les entreprises trop influentes dans les écoles
Logo de l'association allemande Lobbycontrol © Lobbycontrol

De plus en plus d’associations et d’universités s’insurgent contre l’influence qu’exercent en Allemagne les grosses entreprises au sein même des écoles. Seize des vingt entreprises les plus puissantes d’Allemagne fourniraient du matériel aux écoles.

Le rôle des entreprises dans les écoles allemandes

En 2006, une étude du PISA, un programme qui étudie les systèmes éducatifs européens avait révélé un chiffre édifiant : 25 %, soit un quart des jeunes Allemands, sont scolarisés dans des écoles dont le directeur juge que l’emprise des lobbies sur les programmes des cours est « considérable ».

Selon une autre étude, réalisée cette année par l’Université d’Augsburg, seize des vingt entreprises les plus puissantes d’Allemagne produisent du matériel d’enseignement. Les lobbies les plus actifs viendraient de la finance, de l’énergie et de l’agroalimentaire.

Pour étendre leur influence, les grandes entreprises allemandes proposent aux écoles des cours gratuits ou d’autres actions de sponsoring. Les élèves allemands peuvent ainsi apprendre le réchauffement climatique avec Volkswagen ou comprendre les circuits financiers avec la Deutsche Bank.

Des associations et des universitaires dénoncent cette influence

L’association Lobbycontrol s’inquiète sérieusement des « dangers de l’influence des lobbies » sur les écoles allemandes. Félix Kamella, l’auteur du rapport de Lobbycontrol, cite notamment la compagnie d’assurance Allianz, le cabinet de conseil McKinsey ou le conglomérat énergétique RWE.

Ce phénomène semble relativement admis par les acteurs politiques de l’éducation. Martina Schmerr, du GEW, le principal syndicat de l’éducation en Allemagne, déclare en effet que cette influence des entreprises est profitable, car elle vient « pallier les difficultés financières d’une école ».

Le professeur Reinhold Hedtke de l’université de Bielefeid confirme en ce sens que l’école allemande n’est pas aussi indépendante que l’école française : « Personne, ni les politiques, ni les syndicats, ni les associations, ne peut investir dans les écoles autant que les entreprises », explique-t-il ; « s’il y a un scandale, c’est leur position dominante. »Lobbycontrol a donc lancé une pétition pour réclamer que les « politiques prennent le problème en main ».

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